TRIEVES - MONT AIGUILLE

Un secret bien gardé... la suite

 

Aujourd’hui, entre campagne et montagne, une économie équilibrée conjugue tourisme doux, agriculture maîtrisée, et conservation des paysages. Dans ce cadre de vie remarquable, entre 700 et 2500 m, le randonneur trouve toujours sentier à son pied, des bords du lac aux plus hauts sommets emblématiques que sont le Mont Aiguille et l’Obiou. En toute saison, le climat et la végétation ont déjà certains parfums méridionaux. Et la verticalité du calcaire tranche avec la douceur des collines.

 

Si le Vercors et le Dévoluy qui l’entourent sont assez bien connus, le Trièves est resté à l’écart des destinations à la mode. Son entité géographique est moins cernable que les massifs calcaires qui l’entourent.

Voici ce qu’écrivait H. Ferrand, en 1923 :

« Le Trièves s'étend sur les deux rives de l’Ebron, et s’enfonce comme un coin entre les rochers du Dévoluy et la partie méridionale du Vercors. Fouillé, buriné par les cours d'eau qui la sillonnent, naguère de communication très difficile, il ne présentait d'intérêt pour le touriste que dans sa partie supérieure, où le vallon de Tréminis entièrement boisée recèle de jolis paysages. L'automobile, victorieuse des rampes et des pentes, a fait cesser cette défaveur, et Mens est devenue le point de croisement de nombreux itinéraires. Calviniste par excellence, Mens est le rempart de la religion réformée en Dauphiné, et le siège, au moins nominal, du consistoire protestant.

Très agricole, comme sa voisine La Mure, déchue comme elle de son ancienne importante, elle n'a plus guère que 1600 habitants et elle ne sait pas tirer parti des eaux d’Oriol qui jaillissent dans son voisinage.

La longueur et les difficultés de son accès équivalaient presque un isolement. Maintenant un service régulier d'autobus départemental la rattache à la gare de Clelles. Dans la belle saison une ligne d'autocars prend les touristes à la gare de La Mure, les amène par Ponsonnas au décor sauvage du pont du Cognet, et remontant a Saint-Jean d’Hérans sur la rive gauche du Drac vient les déverser sur la place de Mens. Un autre service passe par le Monestier-de-Clermont, vient par le col du Fau traverser l’Ebron au pont de Brion, et rejoint Mens le précédent. On les combine aisément pour faire un curieux circuit du Trièves, et les alpinistes ainsi amenés à pied d'oeuvre commencent à fréquenter le rude trajet que leur ouvre au départ de Mens la face septentrionale de l’Obiou, le géant du Dévoluy ». In « Grenoble, capitale des Alpes françaises », Ed. J. Rey.

 

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Territoire de moyenne montagne aux portes du midi, le Trièves bénéficie d’un climat agréable aux parfums déjà méridionaux. Sa végétation est déjà sous l'influence de la Provence proche, ses hauts massifs rappellent aux visiteurs la fraîcheur des Alpes du Nord.

Son activité économique repose sur l'agriculture et l'artisanat. Polyculture élevages, vente de produits fermiers qui s'orientent vers l'innovation et la qualité. Innovation avec l'émergence de la préservation d'environnement par des méthodes de culture biologique ; qualité avec la valorisation de filière telle que les céréales Trièves.

Le canton de Clelles : ses 8 villages sont situés au pied de la face Est du Vercors, entre le Col du Fau et le Col de la Croix Haute. Desservis par la R.D. 1075, le canton est plus tourné vers Grenoble que celui de Mens.

Le canton de Mens, situé au sud-est du Trièves au pied du massif de l’Obiou, et à l'écart des grandes voies de communication, présente un cadre de vie remarquable dans un paysage préservé. Capitale historique du Trièves, le bourg de Mens s'est développé à partir de son noyau médiéval de forme circulaire, le long des 4 principales voies de communication. Son habitat, extrêmement homogène, date pour l'essentiel des 18ème et 19ème siècles. Dès le 17ème siècle, Mens est une importante cité commerçante qui détient le monopole économique sur tout le Trièves. Près de 250 artisans, notamment du fer (mines à proximité) et du textile (culture du chanvre et élevage de moutons), mais aussi cordonniers, menuisiers, potiers, apportent la prospérité à la cité alors en pleine expansion. Dès 1573, avec la présence de Lesdiguières, Mens devient un fief protestant surnommée "la petite Genève des Alpes"; Mens est alors la paroisse réformée la plus importante du Trièves.

 

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Le Trièves a toujours attiré les initiatives novatrices (école modèle protestante, ferme modèle du Thaud, qui datent du 19eme siècle, etc.). Entre 1952 et 1963, le Trièves est déjà territoire pilote du sud-est de la France, pour l’expérimentation de nouvelles techniques agricoles.

De nos jours, il est reconnu comme écoterritoire pour ses initiatives et politiques dans divers domaines, et l'installation du centre écologique et des éditions Terre vivante à Mens, en 1991, a fortement contribué au rayonnement écologique de la région. Le tissu associatif y est dense (80 associations à Mens pour 1500 habitants) et dynamique, les collectivités volontaristes et une bonne partie de la population est sensibilisée à l'écologie. Une charte de l’écotourisme en Trièves est née d’une réflexion concertée des acteurs.

 

Depuis plusieurs années le Trièves a mis en place un Agenda 21 local, plan d’actions concertées visant à assurer un développement collectif soutenable, mettre en valeur l’ensemble des ressources du territoire sans leur nuire dans la durée, en préservant la biodiversité et les paysages.

De nombreux projets vont dans le sens d'un monde plus sobre et plus solidaire et d'une économie s'appuyant davantage sur les ressources locales ; ici, 15% des surfaces cultivées sont en bio, soit dix fois plus que la moyenne française, les énergies renouvelables, le compostage, les circuits courts (alimentation), l’écoconstruction, les transports collectifs sont activement favorisés. Une filière bois a été mise en place (bois d’œuvre, chauffage par plaquettes), pour le territoire et l’exportation régionale.

Le dynamisme des élus locaux fait écho à celui des habitants ; la vie associative est très riche, cinéma nomade, histoire locale et traditions, activités de plein air, organisation de nombreuses animations, et pas seulement à la belle saison.

 

Ce territoire n’a pas subi les dommages de l’industrie du ski, ni aucune autre ; il a conservé tous ses atouts pour développer un tourisme maîtrisé, respectueux des patrimoines.

Le Trièves est un territoire qu’il est agréable de visiter, mais où il fait aussi bon vivre !

 

Plus sur Wikipedia

Histoire du Trièves depuis la Préhistoire

Le site de l'Office du Tourisme de Mens

Le Syndicat d'Aménagement du Trièves

 

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