MAURITANIE

Grande Traversée de l'Adrar au Tagant


22 jours à partir de 2985€ par personne

(base 6 participants - supplément petit groupe)

 

  • Du 25/11/18 au 16/12/18 (confirmé)
  • Du 20/01/19 au 10/02/19 (ouvert)
  • Randonnée chamelière
  • Caravane de chameaux de bâts
  • Jours de marche : 18
  • 5 à 8 h de marche par jour
  • Pas de portage
  • Niveau : engagé
  • Nuits en bivouac saharien
  • Encadrement :

- Damien Parisse ou Sylvain Philip, accompagnateurs français diplômés

- guide mauritanien nomade

- équipe chamelière nomade

- cuisinier

 

Informations et inscriptions :

damien@randopays.com

06 71 81 72 47

 


Les points forts

Aventure saharienne

Trois semaines à pieds en caravane

 

Expertise

Organisation efficace, guides expérimentés

 

Grande variété saharienne

Un itinéraire historique, des régions différentes



Inclus

  • Vol International de Paris - Atar - Paris
  • Accueil et assistance à l'aéroport d'Atar,
  • Transfert puis transport en véhicule 4X4 les J1, J2, J20, J21,J22
  • Equipe chamelière lors de la randonnée,
  • Cuisinier
  • Guides français et mauritanien
  • Tout le matériel de bivouac, de cuisine et intendance,
  • La pension complète durant tout le voyage en Mauritanie,
  • Auberge au confort simple à Atar en pension complète.

Non inclus


  • Les frais de visa à l'entrée sur le territoire mauritanien,
  • Les frais personnels, boissons,
  • Les pourboires à la convenance de chacun.


Sur la trace des Ida-ou-Ali

Dans ce pays à cheval sur le Sahara et le Sahel une traversée ne peut se concevoir que sur un axe nord-sud, celui des migrations et des transhumances.
D’ailleurs, même les reliefs suivent cet axe puisque Adrar, Tagant et Assaba forment une écharpe “verticale”. Il est donc évident de rechercher un itinéraire reliant les plus beaux paysages sahariens, mais aussi les moins fréquentés, de l’Adrar et du Tagant.
Nous parcourons cet axe depuis plus de 20 ans, faisant à chaque voyage de nouvelles découvertes.
Au départ de Chinguetti, la caravane s’enfonce dans les sables de l’Erg Warâne. S’enchaînent d’imposants massifs de dunes, plateaux gréseux déchiquetés par l'érosion, grands oueds, cités oubliées et oasis refuges. La dépression du Khatt dépassée, nous abordons la partie occidentale du pittoresque plateau du Tagant.
Dans l’esprit des grands voyageurs, cette traversée saharienne au long cours est une lente transition entre les terres arides d’un Sahara très minéral et un désert plus hospitalier

 

Damien PARISSE, guide saharien

Accompagnateur en montagne, journaliste, et photographe... Damien est un ‘touche à tout’, curieux et instinctif. Occasionnellement berger, volontiers naturaliste, il publie régulièrement des articles dans la presse spécialisée montagne et aventure. Spécialiste de la question du loup en France, du pastoralisme et des cultures de montagne, Damien s’est tourné naturellement vers les grandes routes caravanières, celles qui sillonnent le Sahara et celles qui parcourent l’Asie. Il affectionne particulièrement ces rudes pays, ces peuples de bergers nomades. Sa philosophie du voyage est de comprendre et faire comprendre les lois qui régissent ces terres et la vie de ses habitants.

Au Sahara, il a tracé de grands itinéraires et suivis des routes ancestrales. Parmi les réalisations, de grandes caravanes en Algérie et en Mauritanie : Méharée de Chinguetti au Banc d'Arguin, Tamanrasset-Djanet, traversée intégrale des Tassilis du Hoggar, Méharée du Tanezrouft à l'Immidir, méharée de Tamanrasset aux Tassilis du Hoggar ...

C'est avec enthousiasme qu'il reprend les pistes sahariennes, avec la chaleureuse collaboration de Sylvain Philip.

 

 Lire le récit d'un grand voyage saharien : Méharée de Chinguetti au Banc d'Arguin

 

Double encadrement, double compétence :

RandoPays fait le choix de placer ces grands voyages sous la responsabilité d’un guide accompagnateur français diplômé et d’un guide originaire de la région visitée. La complémentarité entre ces deux guides donne à nos voyages un gage de qualité et de sérénité pour le voyageur.




Programme Adrar - Tagant

Jour 1. Vol au départ de Paris pour Atar, piste pour atteindre Chinguetti

Aéroport de Paris - Atar
  • Départ de Paris (vol charter). Le décollage est prévu en début d'après-midi pour une arrivée à Atar en fin de journée.
    A Atar, un repas et un hébergement est prévu dans une auberge au confort simple et agréable.
  • Déroulement quotidien de la randonnée chamelière :
    En Mauritanie, le rythme est en général le suivant :
    Réveil au lever du jour. Au moment du petit déjeuner, chaque participant apporte son sac de voyage et son matelas afin que les chameliers puissent sans tarder répartir les charges et bâter les animaux.
    Départ entre 7 h et 8 h, et marche jusqu’à 11 h ou 12 h suivant les saisons et les étapes.
    La pause de midi peut être longue en raison des heures chaudes du milieu du jour. Les chameaux sont systématiquement déchargés et poussés vers le pâturage.
    Après le déjeuner : 2h 30 à 3h de marche, suivant les étapes.
    Arrivée en fin de journée au bivouac, ce qui laisse libre le début de soirée avant le repas et la veillée.

Jour 2. Mise en place de la caravane, droit dans les sables blonds de l'erg Warane

Atar - Chinguetti
  • Transfert en véhicule 4x4 pour rejoindre l’ancienne cité de Chinguetti (2h environ de trajet).
    La piste pour monter sur le plateau (dhar) est, à ce jour bonne, mais elle peut être dégradée par les pluies qui surviennent en fin d’été.
Chinguetti - Lagueïla
  • Après le transfert en véhicule, nous commençons notre marche, la mise en route de notre caravane est un peu longue, comme pour toute caravane d'importance.
    Direction le Sud. Nous nous dirigeons vers la petite palmeraie de Lagueila, nichée entre deux cordons dunaires des M'ghalig (gros massifs de dunes).
  • L'itinéraire décrit est donné à titre indicatif car il reste fonction des points d'eau, des pâturages, des conditions atmosphériques ou des jardins des sédentaires.
    Les étapes sont sujettes à divers facteurs d'influence :
    Importance de la saison des pluies ayant occasionné des inondations, vent de sable ou présence de campements près desquels il est impossible d'installer les bivouacs, etc.

Jour 3-5. Traversée de l'erg Warane pour atteindre sa frange Sud-Ouest

Lagueïla - Hassi Irigui
  • Sur les traces de l'exode des Ida-ou-ali, partis fonder Tidjikja, la caravane franchit l'Erg Warane en suivant un grand couloir pour rejoindre un puit important, Hassi Irigui.
Hassi Irigui - Nord Kider
  • Nous cheminons en direction de la frange sud de l'erg Warane. Les dunes sont plus molles et progressivement nous voyons se mettre en place de nouveaux systèmes dunaires, les barkhanes.
    A l'approche du petit tabulaire de Kider, nous nous déroutons pour trouver les stations de peintures rupestres que nous avions découvert dans les années 90.
  • Le pays n'est pas vide, la Mauritanie reste un grand pays de Nomades.
    Tout au long du parcours, surtout si le pâturage est bon, nous pouvons apercevoir des tentes de nomades, brunes (en laine et poils) ou blanches (en toile), dont les bords sont relevés dès qu'il fait chaud ou qu'il n'y a pas de vent.
    Ces nomades sont généralement accueillants mais on ne peut leur rendre visite que si l'on a une raison importante de le faire. Nous aurons peut-être l'occasion de pénétrer sous une tente pour boire un thé (trois verres !) et le zrig, lait frais ou aigri, coupé d'eau sucrée.
    Ceci n'est pas fréquent car, si l'on connaît les moeurs locales, on sait qu'il n'est pas coutume de pénétrer sous une tente lorsque l'on n'y est pas invité et surtout lorsque les nomades rencontrés ne font pas partie de la famille du guide et des chameliers qui nous accompagnent.
    Les troupeaux de chameaux, de chamelles et de chamelons, sont partout, ainsi que les chèvres, les moutons, les bovins, les ânes. A la saison chaude, même si le pâturage est bien vert, c'est un spectacle captivant que de voir l'abreuvage de toutes ces bêtes qui attendent patiemment leur tour aux puits ou aux oglats (ensemble de puits).
Nord Kider - Amoum
  • Certaines années, il existe un puit entre les deux massifs. Ce puits est en eau lorsque les nomades sont présents sinon, il est ensablé.
    Notre marche oblique vers l'ouest pour atteindre un nouveau plateau gréseux, Amoum.

Jour 6-9. Les oasis de la partie occidentale de l'Adrâr, entre plateaux et sables

Amoum - Hassi Echig
  • L'Adrâr est fracturé et dans des replis de terrains de petites palmeraies viennent se blottir, Aïn es Sefra, Echig El Melah.
    Nous profitons de ces oasis pour faire le plein d'eau. Oueds, plateaux et cordons dunaires se succèdent.
Hassi Echig - Aïn Es Safra
  • Les vallées larges ou encaissées dans la masse du plateau gréseux alternent avec les côtes et les plateaux rocheux parfois envahis par le sable.
    Les pâturages, souvent boisés, alternent avec les dunes, prises d'assaut pas la végétation, lorsque les pluies ont été suffisantes.
    La flore sahélienne et saharienne est particulièrement abondante : mrokba (Panicum turgidum), sbot (Aristida pungens), girgir (Schouwia purpurea), el gasba (Tragus racemosus), graminée dont les épillets sont munis d'aiguillons crochus, tadaresa (Tribulus), tamachal, akchit, talebat, tigingilit (plante à petites fleurs rouges), coloquintes, ainsi qu'une autre graminée, initi ou cram-cram (Cenchrus biflorus) dont les graines s'accrochent avec insistance aux lacets, au bas du pantalon et aux chaussettes !
    Les arbres sont nombreux, particulièrement dans les vallées : teichot (Balanites aegyptiaca) aux puissantes épines, atil (Maerua crassifolia), ifernan (Euphorbia balsamifera) ou Figuier d'Enfer, au lait abondant, sder (Ziziphus lotus et mauritania, les jujubiers), turjit (Calotropis procera) ou Pommier de Sodome, sans oublier bien sûr, des acacias variés dont talha et tamat. Un arbuste possède des fleurs particulièrement odoriférantes, c'est Boscia senegalensis.

Jour 10-12. Les immenses dunes de l'erg Tafoujert et l'extrême sud-ouest de l'Adrâr

Tin Demane - Erg Tafoujert
  • Le plateau de Tin Demane nous a offert des traces de gazelles à chacun de nos passages.
    Par l'imposant massif de dunes de Taffoujert, nous gagnons la bordure sud-ouest du massif de l'Adrar.
    Habituellement les caravanes ne fréquentent pas cet erg, vue la hauteur des dunes. Nos amis Amgarij donnent toute la mesure de leur savoir faire.
Erg Tafoujert - Aouinet Et Tiliski
  • Après une immersion totale dans les sables, nous faisons escale à la petite palmeraie d’Aouinet et Tiliski.
    Coincé entre les lames de grès du massif de Tamga, le bouquet de palmiers est une belle découverte, du plus haut sommet du massif, le guelb Raoui.

Jour 13-14. La dépression d'El Khatt et les premiers reliefs du Tagant

Aouinet Et Tiliski - Telaghza
  • Nous quittons l'Adrar pour aborder le Tagant ; mais il nous faut d'abord traverser la plaine du Khatt, limite naturelle des massifs.
    Une sentinelle dressée dans cette large dépression semble faire le trait d'union : Telaghza, la montagne bleue selon Al Wasit, ancienne palmeraie des Tadjakant, aujourd'hui abandonnée. Mais elle reste une importante étape de la transhumance des troupeaux de chameaux, car l'eau est affleurante, et on peut creuser de nombreux oglat (puits temporaires).
    Après avoir installé notre bivouac, nous pouvons monter sur la crête qui nous domine.
    La vue sur les dunes du versant ouest de la montagne et sur la petite oasis de Taleqza est l'un des plus beaux spectacles sahariens que nous connaissions. Les dunes, du blanc à l'orangé, font ressortir au loin, le vert des palmiers de l'oasis dominée par une immense pente de sable descendue des crêtes.
    On ne se lasse pas de regarder ! Il faut hélas regagner notre bivouac !
Telaghza - Aïn El Khadra
  • Près de la montagne, un large couloir longeant les rochers nous permet une marche plus rapide.
    Franchissant les grands cordons qui isolent nous avançons lentement, bien que le sable soit presque partout dur.
    La barre noire du plateau du Tagant se rapproche doucement. Nous atteindrons peut-être ce soir là le bouquet de palmiers d’Aïn El Khadra (la Source Verte), à moins que le pâturage soit suffisant dans les dunes.

Jour 15-16. Le plateau du Tagant et la cité ancienne de Ksar El Barka

Aïn El Khadra - Na'Amiya
  • Aïn El Khadra est un point d'eau important de cette région.
    Un gazon vert et dru met en évidence la proximité de l'eau. Quant à la source, elle est entourée d'un muret de pierres afin d'empêcher les animaux d'y boire directement et d'y tomber.
    Il est curieux de noter que la surface de l'eau est plus haute que le sol qui l'entoure. Il est rare de ne pas y rencontrer des troupeaux de chèvres, de moutons et chamelles venus s'y abreuver. Par une large vallée nous prenons pied sur le plateau.
  • Le Tagant occidental constitue la partie basse du massif, celle où disparaissent les crues drainant les plateaux rocheux de l'Est et du Sud.
    Les grès sont rongés par l'érosion, laissant ça et là des ensembles rocheux submergés par le sable. La végétation change, de nouveaux arbres apparaissent, des oiseaux multicolores annoncent le sud.
    Vestiges néolithiques et ruines Gangara couronnent parfois les collines rocheuses.
    Le Tagant est le royaume du petit bétail (ovins et caprins), et la population est souvent semi-sédentaire. Le hasard des pâturages fait se dresser des tentes un peu partout, souvent isolées.
Na'Amiya - Ksar El Barka
  • Plateaux sablonneux et rocheux alternent, dominés par des guelbs érodés, refuges pour une faune variée dont on voit les traces un peu partout.
    De l'ancien village en pierre sèche de Ksar El Barka, situé sur la rive droite de l'oued de l’oued El Abiod, il ne reste que les ruines.
    Il fut abandonné par les Kounta en 1885, après les dernières guerres avec les Ida-Ou-Aïch.
    D'une belle mosquée, il ne reste que les piliers de pierre qui soutenaient la toiture.

Jour 17-19. Les dunes, les plateaux et les vertes vallées du Tagant

Ksar El Barka - Kerked
  • Nous franchissons la porte d’Inichkane pour traverser le cirque formé par l’oued El Abiod dans les grès ; par un petit affluent et un col nous découvrons l’oued encaissé entre sable et roches de Mraïfig. Nuit près du point d’eau de Kerked.
Kerked - Tamourt n’Naaj
  • Par une piste étroite et délicate au milieu des rochers nous gagnons la plaine de Biliniar.
    Un nouveau passage montagneux nous donne l’accès à l’oued Akeneizir, dernier paysage sableux de notre randonnée.
    Nous avons rendez-vous avec nos véhicules au bord de la nouvelle route goudronnée Moudjéria – Tidjikja.
    Nuit dans les environs ou à la Tamourt n’Naaj, immense bassin où se concentrent les oueds venant des plateaux sud, plus élevés.
    Cette cuvette boisée peut devenir un lac très étendu lors des crues d'été.
  • Journée de sécurité :
    Ce parcours étant long, nous gardons une journée de sécurité, nous permettant de palier à un éventuel problème de pâturage, de météorologie ou autre. La région de Moudjeria offre de nombreuses possibilités pour profiter de cette journée si nous ne l’utilisons pas avant.

Jour 20. D'N'Beïka à la capitale du Tagant, Tidjikja

Tamourt n’Naaj - Tidjikja
  • N'Beika, le site est superbe !
    A l'ouest, les dunes impressionnantes que nous allons franchir par la route ; à l'est, le plateau rocheux ; au centre, la verte vallée de la Tamourt.
    Nous prenons le temps de découvrir les lieux secrets de cette belle vallée. Moudjéria, sise au pied du rebord occidental du plateau. Elle fut fondée en 1905 par l'administrateur Coppolani.
  • Nous prenons la route goudronnée qui traverse le massif du Tagant pour rejoindre Tidjikja. Nous prenons le temps de découvrir cette région très spécifique.
  • La faune est importante dans le Tagant, bien que souvent nocturne.
    Carnivores : hyènes rayées, chacals (dont on entend souvent le glapissement au cours de la nuit), renards, fennecs, chats sauvages (Felis sylvestris). Notons que le guépard n’a disparu que depuis les années 60 ou 70.
    Rongeurs : lièvres, écureuils, goundis, gerboises et gerbilles. Notons aussi leurs voisins les damans.
    Animaux divers : porcs-épics (Hystrix cristata), hérissons, singes (patas et cynocéphales).
    Les gazelles sont rares car elles sont décimées par la chasse. On remarque de temps en temps leurs traces (région de dunes et de plateaux du secteur de Er Roueissat).
    Reptiles : couleuvres diverses (Moïla, Schockari), vipères (Vipera cerastes, vipère des sables et Cerastes cerastes, vipère à cornes), reptiles divers dont de nombreux dobs (Uromastix), agames et varans.
    Les scorpions peuvent être fréquents, surtout aux périodes chaudes.
    Les oiseaux sont relativement abondants : corbeaux, faucons, hibous, tourterelles, guêpiers, ainsi qu'un grand nombre de passereaux européens ou africains, au plumage souvent très coloré.
    Certaines gueltas abritent des poissons comme le Clarias ou poisson-chat.
    Quelques-unes, plus importantes, telle celle de Matmata proche N'Beika, dans le sud-ouest du Tagant, cachent encore quelques crocodiles.
Tidjikja - Atar
  • Nous prenons la nouvelle route en direction de l'Adrâr. En chantier depuis des années, elle est presque achevée.
    Nous laissons la palmeraire et le village de Rachid, traversons la dépression d'El Khatt.
    La transition vers un désert plus aride est maintenant flagrante. A partir d'Aïn Safra, nous coupons notre trace pour nous diriger vers l'Adrâr Occidental et nous arriverons à Atar en fin de journée.

Jour 22. Départ d'Atar par vol charter en direction de Paris

Atar - Aéroport de Paris
  • Le vol affrété au départ d’Atar est prévu en début de matinée pour une arrivée à Paris en milieu d’après-midi.