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Marcher…Quoi de plus naturel et de plus attrayant dans un tel environnement, au fil de l’espace et du temps de la Romanche ? La romance débute tout là-haut, sur les cimes acérées que les « Ecrins » de nuages protègent ou dévoilent ; elle s’immisce ensuite dans la blancheur bleutée des glaciers pour surgir, fougueuse, sur les flancs abrupts qui vont, s’adoucissant, rejoindre la vallée que cisèle la Romanche depuis l’âge reculé de la naissance du massif de cristal. Jeux de lumières sur les sinuosités des plans d’eau tourbeux dans leur velours verdoyant au pied du Taillefer ; pelouses alpines du plateau d’Emparis que l’on traverse avec respect suite à la visite du musée paysan de Besse, qui nous a révélé le dur labeur de ces « acharnés » des cultures d’altitude ; miroitements enchanteurs des eaux des lacs ; et toujours, nos regards aimantés et humbles vers les multiples pics aériens qui nous défient ; villages accrochés à leurs flancs qui tirent leur force et leur résistance à la roche mère et au resserrement solidaire de leurs maisons. Et l’eau, toujours présente, qui sculpte, caresse ou emporte, dissout tel le plus subtil et sensuel des peintres, le long du petit Tabuc, mêle les azurs laiteux aux myriades de tons du minéral et de la flore ; cette eau sublime qui vient oxygéner, vivifier le doux et accueillant mélézin aux pieds du Combeynot, où s’épanouissent les chants joyeux de ses hôtes. Et encore, il y a les rencontres avec les habitants qui poursuivent l’histoire de ces contrées livrées à de rudes hivers, ces rencontres que Pascal met un point d’honneur à nous offrir : sourires et blagues de nos hébergeurs, témoignage du vieux gardien de l’ancien four du Chazelet qui chaque été et chaque début d’hiver dore de belles miches de seigle, paroles échangées avec le berger d’Emparis, récit d’un ami habitant de Clavans (cette vallée si enclavée) et histoire des colporteurs de l’Oisans lors des veillées récupératrices et animées par la douce amertume du Génépy… Que de raisons de marcher, encore et encore, guidé par Pascal sur les chemins de rencontres, avec la nature qu’il connaît si bien, avec les habitants qu’il nous présente et qui contribuent à construire l’histoire du pays d’Oisans !

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