Jour 8 – Jardim do Mar / Camara de Lobo / Funchal

Petit déjeuner sous le manguier, dans le patio au son des chants d’oiseaux. Petit déjeuner buffet, et chacun se lève quand il a envie. Deux se sont levés une heure trop tôt, ayant programmé le réveil de leur téléphone, sans avoir modifié l’heure de France. Elles n’ont pas regretté leur tour matinal du village et du front de mer.

Départ à 10 h en minibus. Changement de monde : par un enchainement de tunnels et d’autoponts, moins poétiques que nos sentiers quotidiens nous sommes rapidement au dessus de Camara de Lobos. Arrêt point de vue, à 600 m d’altitude, sur l’amphithéâtre aujourd’hui presqu’aussi urbanisé que celui de Funchal, contigu dont il est séparé par une crête reliant des restes de dômes de basalte. Nous voyons parfaitement, tout en bas, l’anse naturelle du petit port de pêche : c’est là que les Portugais, menés par Zarco, on pu mouiller en sécurité en 1420, et commencer la colonisation de l’île. Les phoques moines, qui donnèrent leur nom au lieu (la chambre des loups) furent tous massacrés, pour leur graisse. Il n’y a que 4 petits ports de pêche à Madère, tous sur la côte sud, et Camara de Lobos est le plus « typique ». Il a gardé un cachet agréable, et la journée les pêcheurs qui ne dorment pas jouent aux dominos, aux cartes, bricolent les bateaux, et passent un certain temps dans leurs bars préférés.

Nous descendons donc mouiller le minibus juste au dessus du port, le temps d’une bonne visite : le marché, où les fruits viennent vraiment de Madère (contrairement à celui de Funchal où l’on vend toute l’année des fruits exotiques – si exotiques qu’ils viennent souvent des Caraïbes et Amérique latine), l’église des pêcheurs, la plus chargée en décoration que je connaisse sur l’île, la réparation des bateaux, avec clous et planches, les barques colorées qui se balancent dans l’anse rocheuse. Cette nuit elles auront déserté le port, parties chercher l’espada, ce poisson emblématique de l’île, longue et grosse anguille noire à la mâchoire tellement redoutable qu’il est interdit de la vendre sans la retirer. Découverte accidentellement il y a environ 100 ans, cette pêche se fait à la ligne, par environ 800 m de fond. Les lignes, après des heures de mouillage, remontent jour après jour ces poissons auxquels on n’a pas octroyer de palier de décompression : personne n’a jamais vu un espada vivant ! Les lignes remontent aussi un petit requin, dont les ménagères ne veulent pas. Les pêcheurs le font sécher, et le consomment eux-mêmes, tel quel sans le cuire, à l’apéro et entre les apéros. Nous avons goutté, et… c’est bon !

Quand on aborde Funchal par l’ouest, comme nous, un rideau d’immeubles et de grands hôtels vous accueille. Heureusement le centre ville est agréable, surtout le week-end : pas de circulation et de nombreux commerces sont fermés.

La cité est réputée être une des plus belles baies du monde. Ce vaste amphithéâtre est semé de monuments de l'époque dite manuellienne. Ils sont souvent de lave noire, rehaussés de latérite rouge et de chaule blanc. Dès le XVème siècle, les colons ont développé un art essentiellement religieux, relativement riche grâce à la prospérité de l'île.

Les jacarandas sont en fleur, et la visite du jardin municipal, à deux pas de l’hôtel, s’impose. Ensuite direction le marché couvert (fleurs, fruits et légumes, poissons), avant 13 heures. Petit resto dans le quartier, et je suggère toujours la visite du jardin botanique, au dessus de la ville : là sont rassemblés des milliers de végétaux de tous horizons, étiquetés et bien mis en valeur. Les planches en puzzle des plantes aromatiques ont toujours du succès. La fin de l’après-midi est consacrée aux achats : les souvenirs à rapporter de Madère sont heureusement limités, et ce sera vite fait. Les meilleurs souvenirs sont nos têtes, comme toujours ! La journée se termine par un feu d’artifice

 

Ici s’arrête notre voyage de 9 jours à Madère, et mon récit. Tout à l’heure nous prendrons l’avion pour Lisbonne, puis la France. J’espère que vous avez eu plaisir à nous suivre.

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Des séjours sont programmés chaque printemps et en septembre au moment des vendanges auxquelles nous participons.

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