Jour 7 – Ilha / Prazeres / Jardim do Mar

Dernière journée de marche. Elle sera consacrée au versant sud de l’île, beaucoup plus habité, beaucoup moins sauvage et moins découpé que son voisin nord, dont nous avons vu en 4 étapes très différentes presque tous les aspects.

Un court voyage en minibus nous fait découvrir une nouvelle partie de la côte nord, où nous faisons des arrêts aux plus beaux points de vue. Puis nous traversons l’île en son milieu vers la côte sud grâce aux nouveaux tunnels. Nous longeons cette côte très aménagée, toujours vers l’ouest, et remontons au niveau de la lévada Nova, longue de 80 Km. A pied, nous la longeons 1h30, dans une végétation agréable d’eucalyptus, agapanthes, jusqu’à Prazeres (“Les Plaisirs"). Pique nique dans les pins.

Il m’a fallu prospecter longtemps pour trouver un beau sentier, dans une nature « vierge », et un hébergement qui conviennent à mes critères. La côte sud est celle des hôtels avec parking à autocars. Jardim do Mar n’a pas de rue, que des ruelles, et les voitures restent à l’extérieur du village. Et Henrique a créé là un lieu idéal pour mes fins de randonnées. Lieu décalé, improbable, accueillant, et à 2 pas de la mer. 2 chambres, un dortoir fait de box comme dans une coursive de bateau, et 2 salles de bains pour tout le monde. Henrique reçoit surtout l’hiver des surfeurs, venus profiter de l’exceptionnelle vague de Jardim do Mar, connue des adeptes du monde entier. Et quelques personnes auto organisées le reste de l’année. Je suis le seul guide de groupe qu’il accepte de prendre dans sa pension, et tous mes randonneurs sont enchantés par le lieu…

De ce hameau part un sentier vicinal pour rejoindre la mer. La descente sur Jardim do Mar, plongeant sur la mer, est un des endroits les plus sauvages de la côte sud. Cette descente en lacets, plus ou moins noyée sous les euphorbes et les figuiers de Barbarie, surplombe ce petit village, installé sur une avancée de terre sur la mer, né des éboulements de la falaise qui le domine… La première piste le reliant au reste de l’île ne date que de 1969. L’électricité n’est arrivée qu’en 1972. Ses étroites ruelles ne permettent qu’aux piétons de s’y déplacer, les voitures restant à l’extérieur. L’atmosphère est très agréable, et l’on a plaisir à toute heure de parcourir le bord de mer circulaire. Les cultures sont coincées entre la falaise et les maisons. La houle toujours forte attire les surfeurs du monde entier, mais ce “spot”, qui offre en hiver des vagues de plus de 6 mètres.

 

Si ce texte est un peu succinct, c’est que nous avons fêté dignement hier soir la fin de notre randonnée…


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